L’éducation au changement climatique et des solutions pour l’égalité des genres
Envisager l’intersection entre l’éducation et le changement climatique sous l’angle de l’égalité des genres révèle les impacts disproportionnés de la dégradation de l’environnement sur les filles et les femmes dans le monde. Il en ressort également le rôle essentiel que celles-ci peuvent jouer dans l’élaboration et la mise en œuvre de solutions innovantes contre le changement climatique.
Wadi, jeune leader du GPE, Nigéria
Dans le Nord du Nigéria, alors que les sécheresses s’aggravent et que les moyens de subsistance agricoles s’amenuisent, les familles subissent un fardeau économique de plus en plus lourd qui les contraint à privilégier la scolarisation des garçons plutôt que celle des filles. La fréquence accrue des événements météorologiques extrêmes ne fait que perturber encore plus la scolarité, les infrastructures scolaires devenant peu fiables et inadéquates à cause des inondations et des vagues de chaleur.
En matière d’accès à l’éducation, les filles rencontrent des obstacles disproportionnellement élevés qui s’expliquent par les obligations familiales et les responsabilités domestiques auxquelles elles doivent répondre, mais aussi par des préoccupations sur le plan sécuritaire et les attentes sociétales.
Dans des États comme ceux de Kano et de Sokoto où le changement climatique ne fait qu’exacerber la pauvreté et l’insécurité alimentaire, les filles doivent souvent quitter l’école pour aider aux tâches ménagères ou contribuer au revenu du foyer. Très peu y retournent pour terminer leurs études.
Au Nigéria, investir dans l’éducation représente un moyen important d’atténuer les effets du changement climatique. L’éducation dote les filles des connaissances et des compétences dont elles ont besoin pour s’adapter aux changements environnementaux et renforcer leur résilience personnelle et celle de leur communauté.
En favorisant la culture environnementale et en faisant la promotion de pratiques durables, l’éducation prépare les filles à appréhender l’évolution des conditions climatiques, tout en défendant des initiatives en faveur du développement durable.
Grâce à l'éducation, les filles sont également mieux placées pour influer sur les processus décisionnels qui sont susceptibles de déboucher sur des réformes politiques sensibles aux questions climatiques.
Commentaires
Bonjour à tout lecteur de ce message
Nous sommes au Burundi où les inondations sont devenues un lot quotidien. La nappe phréatique aurait monté, les rivières qui naturellement se déversaient dans le Lac Tanganyika n'y arrivent plus comme avant car ce dernier à beaucoup monté de niveau et se dirige plutôt vers les hauteurs pour désorienter et dérouter les cours d'eau.
Les rivières se déversent dans les champs arables, dans des terrains des jeux, sur leur passage, elles détruisent les écoles et les maisons d'habitation et, ces deniers jours, les glissements de terrains sont devenues monnaie courante.
Les écoliers et élèves sont devenus des nomades instables craignant les lendemains qui déchantent.
Il faut que les humanitaires et les environnementalistes fassent quelque chose pour préserver les vies humaines.
Certes nous avons des stratégies à adopter pour ériger des barrières contre le changement climatique mais les préalables sont nécessaires.
Théodore MUREKE
Président de l'Association Boussole pour le Développement Communautaire Inclusif, B.D.C.I en sigle.
cet article est intéressant .
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