J’avais six ans lorsque j’ai perdu la vue. Il a fallu quatre ans, quand j’ai eu dix ans, pour que mon corps et mon cerveau travaillent enfin à l’unisson et puissent véritablement appréhender tous les changements survenus dans ma vie. C’était des changements essentiels dans ma façon de vivre et d’apprendre.
Heureusement, je n’ai jamais perdu mon optimisme d’enfant, et ma cécité ne m'a pas déprimé. Mais ces années furent difficiles. Je me sentais fragilisé, je ne connaissais aucun réseau de non-voyants ou malvoyants expérimentés, qui pouvaient partager avec moi leur expérience.
La découverte d’une communauté grâce au sport
Ce n’est qu’en 2006 que j’ai entendu parler d’un sport adapté aux aveugles – le cricket pour aveugles. Je me suis impliqué dans ce sport et j'ai pu ainsi y rencontrer de nombreuses personnes qui ont constitué une véritable source d’inspiration pour moi. Il s’agissait d’autres jeunes, qui, comme moi, étaient des déficients visuels. Leur résilience et leur courage m'ont motivé.
Je n’allais pas laisser mon handicap me gâcher la vie. Grâce au cricket pour aveugles, j’ai pu créer tout un réseau qui m’a aidé à grandir, tant au niveau personnel que professionnel. Et j’ai enfin pu bénéficier d'un enseignement secondaire et aller à l’université.
Des difficultés à poursuivre l’apprentissage dans le milieu scolaire
Quand je repense à mon éducation, je trouve que le système éducatif de mon pays manquait d'énergie. Il n'y avait pas suffisamment d’acteurs aux postes de pouvoir pour initier un véritable changement en faveur des personnes handicapées. En d’autres termes, personne ne voulait changer le système pour satisfaire les besoins des handicapés.
Les enfants aveugles, comme moi, étaient considérés comme des enfants ayant des difficultés d’apprentissage ou un handicap mental. À l’école, on nous traitait différemment. Notre éducation et le travail que nous produisions n’étaient pas pris au sérieux. Le matériel pédagogique était converti sur des supports audios, mais nous ne bénéficiions d'aucune explication supplémentaire ou attention particulière.
Certains d’entre nous étions vraiment seuls. Dans les écoles ordinaires, les enseignants n’étaient pas formés au braille et ne savaient pas enseigner avec cette méthode. On manquait généralement de soutien, parfois même de la part de notre famille.
Commentaires
I'll est important de ne pas negliger Les handicappes surtout dans les nation's sous developes .