Plus récemment, les façons de concevoir la mise à l'échelle ont évolué à juste titre.
Lorsque l'on réfléchit à la mise à l'échelle dans l'éducation, la bonne question n'est plus « comment pouvons-nous garantir que notre intervention atteigne un maximum de personnes ou d'écoles ? », mais plutôt « comment, dans un contexte particulier, pouvons-nous avoir le plus grand impact ? », c’est-à-dire apporter un changement significatif et positif à l'apprentissage.
Comme le dit Larry Cooley, spécialiste de la mise à l'échelle, nous devons mettre à l'échelle l'impact, non les interventions.
Être sensible au contexte signifie également trouver ce qui fonctionne déjà et essayer de le développer. Cet aspect est important, tant sur le plan stratégique que sur le plan pragmatique.
La recherche sur le comportement et la mise en œuvre nous a appris que le fait de s'appuyer sur les « points forts » existants (c'est-à-dire sur ce qui fonctionne bien) permet d'obtenir un impact significatif.
Nous savons également que l'économie politique de l'éducation au niveau international a changé : des fonds de plus en plus restreints signifient que nous devons trouver des moyens plus judicieux et plus rapides d'avoir un impact sur l'apprentissage des enfants.
Cela exige une approche entièrement repensée. Il faut commencer par se poser une question fondamentale : où, comment et avec qui pouvons-nous générer l'impact maximal ?
À quoi ressemble le fait de « repenser l'impact à grande échelle » ? L'amplification au Ghana
STiR a développé un nouveau modèle d'« amplification » pour répondre à cette question. Dans cette approche, STiR cherche à exploiter son expertise en matière de stimulation de la motivation afin d’apporter des éclairages et de renforcer les capacités d'acteurs locaux solides.
En se concentrant sur les moyens d'accroître l'impact plutôt que les interventions, STiR a distillé son expertise dans un ensemble de principes discrets et flexibles qui peuvent être intégrés dans des programmes de développement professionnel qui existent déjà ou qui sont déjà planifiés, afin de s'assurer qu'ils sont solidement étayés par ce que nous savons de la science de la motivation.
Un exemple de cette approche est le projet de STiR avec T-TEL (Transforming Teaching, Education & Learning - Transformer l'enseignement, l'éducation et l'apprentissage) au Ghana.
T-TEL est une organisation non gouvernementale ghanéenne qui a déjà travaillé à grande échelle avec le gouvernement national.
Le programme Leaders in Teaching (Leaders dans l'enseignement) est un programme national dirigé et mis en œuvre par le ministère de l'Éducation du Ghana dont le but est de réformer les écoles secondaires.
Il vise à mettre en place un nouveau programme d'enseignement secondaire et à réorganiser la formation initiale et continue des enseignants en mettant l'accent sur le leadership des enseignants, la qualité de l'enseignement, la manière dont les enseignants sont recrutés et leur motivation en tant que professionnels.
Ce facteur de motivation a conduit T-TEL à solliciter le soutien de STiR.
Le rôle de STiR dans le consortium dirigé par T-TEL et financé par Mastercard Foundation n'est pas seulement de fournir un projet unique et autonome, mais aussi d'intégrer les principes de la motivation intrinsèque dans l'ensemble du programme, afin de s'assurer que tous les aspects sont étayés par ce que nous savons sur la motivation et le changement des comportements.
Au cours des deux dernières années, le soutien de STiR a notamment consisté à :
- Contribuer à une étude sur la motivation des enseignants au Ghana ;
- Partager des idées sur les processus de suivi et d'évaluation de la motivation ;
- Évaluer le matériel du programme de formation des enseignants ; et
- Développer une formation sur la motivation pour l'équipe de T-TEL.
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